Retour vers le futur

Une première alerte boursière en juin, une deuxième en août, un ralentissement économique sensible, et, en quelques mois, les perspectives changent profondément. Elles interviennent sur des domaines tels que l’octroi de crédit, la gestion de trésorerie ou de l’épargne, des métiers qui jusqu’ici étaient réservés aux banques classiques. Une pensée qui reposerait uniquement sur l’unité mécanise de la nature glisserait à la surface des choses sans pénétrer dans les choses elles-mêmes. D’abord, en matière de défauts, la limite est malaisée à tracer entre le léger et le grave : peut-être n’est-ce pas parce qu’un défaut est léger qu’il nous fait rire, mais parce qu’il nous fait rire que nous le trouvons léger ; rien ne désarme comme le rire. Ceux-ci, selon toute apparence, n’étaient pas pires que le commun des hommes : c’était au contraire des hommes qui possédaient d’une façon complète, plus que complète peut-être, les sentiments religieux, moraux et patriotiques de leur temps et de leur pays ; de ces hommes qui sont faits, en tout temps, y compris le nôtre, pour traverser la vie sans reproche et respectés. L’art est donc là pour nous montrer qu’une exten­sion de nos facultés de percevoir est possible. Pourtant, nos grandes entreprises gagneraient sans aucun doute « à mettre une start-up dans leur moteur », pour reprendre une expression du rapport que publie demain Bpifrance Le Lab (« Acquérir pour bondir »), afin d’injecter un peu de souplesse et de créativité dans leur structure. Pour qui croit en une « loi morale, » il est impossible de juger cette loi en se plaçant à un point de vue humain, puisqu’elle est par hypothèse inconditionnelle, irresponsable, et est censée nous parler du fond de l’absolu. Mais l’art désintéressé est un luxe, comme la pure spéculation. Le consensus politique était un préalable. Nous sommes le premier pays d’accueil d’étudiants africains. La première chose qui frappe dans les magasins new-yorkais est le recul de la « présence » de Facebook. Retour vers le futur aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Regarde attentivement car ce que tu vas voir n’est plus ce que tu viens de voir ». En réalité, les abus de la finance sont passés dans nos mœurs. Ils constituent l’essentiel des rentrées fiscales des administrations publiques et représente 45% du PIB en 2012, après avoir progressé au rythme annuel moyen de 0,76% depuis 50 ans. Le marché des seniors a besoin de tout y compris de l’attention complète des dirigeants d’entreprises afin de prendre le marché du bon côté et de bien comprendre le client final.