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La période difficile dans laquelle nous nous trouvons créera de nouvelles opportunités. La prise de conscience croissante que les marchés du travail ont changé fondamentalement et définitivement stimulera les décideurs, les employeurs et les travailleurs à relever les nouveaux défis d’une manière qui profitera à tout le monde. Les grands changements ne sont jamais faciles mais, quand ils sont gérés correctement, ils peuvent nous rendre plus forts et améliorer notre situation. Néanmoins, et en dépit de ces facteurs d’inquiétude, un léger mieux dans les économies émergentes n’est pas complètement à exclure. Pour qui connait Publishing Group, cet humanisme placardé prête un peu à sourire. Paradoxalement, ce « rebond » s’expliquerait par les performances particulièrement mauvaises. En effet, nombre de pays ont sous-performé, traversant pour certains d’entre eux une récession sévère. Si l’activité venait à se stabiliser dans ces pays, sans nécessairement rebondir, cela aurait mécaniquement un impact favorable sur la croissance des émergents dans leur ensemble. Sans être négligeable, ce rebond technique des économies émergentes ne saurait toutefois traduire une amélioration durable, encore moins une inversion de la tendance. Outre ces deux facteurs pénalisant, on pourrait ajouter que depuis la crise, les prévisions de croissance pour les économies émergentes se sont bien souvent révélées optimistes. A titre d’exemple – mais cela est vrai pour la majorité des institutions qui réalisent des prévisions -, le FMI a systématiquement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour les économies émergentes. Ainsi, le rebond attendu l’année suivante ne s’est jamais produit. Certes, des événements inattendus (d’ordre financier, économique, climatique, ou politique) ont parfois joué. Mais ces révisons s’expliquent aussi par la surestimation de la croissance potentielle, passée de 6,5 % à 5 %, selon les dernières prévisions de moyen terme du FMI. Le FMI -qui a rendu public ses prévisions de croissance mondiale le 19 janvier- table une nouvelle fois sur un léger rebond des économies émergentes, dont la croissance se redresserait à 4,3 %. La Banque mondiale, dont les dernières prévisions datent du début du mois, prévoit également que la situation s’améliorera, avec une croissance à 4,8 %. Ces prévisions peuvent paraître optimistes, pour au moins deux raisons :- D’abord, sur la décennie écoulée, la croissance des économies émergentes a été très étroitement corrélée à celle de la Chine. Or, celle-ci devrait continuer de baisser en: la cible du gouvernement chinois est à 6,5 %, tout juste entre les prévisions du FMI (6,3%) et celles de la Banque mondiale (6,7 %). Toutes choses égales par ailleurs, la croissance dans les émergents s’établirait donc autour de 3,5/4 % cette année. Les économies émergentes ont donc connu un nouveau ralentissement. Et ce pour la cinquième année consécutive. Autrement dit, depuis le rebond post-crise, la croissance des émergents n’a cessé de baisser : elle est passée de 7,5 % à 4 %. Si bien que le différentiel avec les économies avancées -dans lesquelles la situation s’améliore progressivement- a chuté de plus de 5 points de pourcentage. L’année n’aura pas été de tout repos pour les économies émergentes, qui ont dû naviguer dans des eaux mouvementées. Si certains évènements étaient anticipés, comme le virage de la politique monétaire américaine ou le ralentissement de l’économie chinoise, d’autres ont surpris par leur rapidité et leur ampleur, comme la chute du prix des matières premières, la dépréciation de certaines devises émergentes ou l’appréciation du dollar face à l’euro. Les prix du pétrole ont récemment de nouveau diminué et ne devraient pas significativement rebondir cette année. Certains analystes tablent même sur un pétrole à 20 dollars le baril. Si quelques grands émergents bénéficient de cette baisse (la Turquie et l’Inde par exemple), elle affectera nombre de producteurs et exportateurs, au premier rang desquels le Brésil et la Russie, qui de par leur taille impacteront l’ensemble de leurs régions respectives, comme ce que l’on a observé. L’attitude et le comportement à adopter sont, en permanence, l’une des préoccupations du leader, tant la conduite des hommes exige l’exemplarité de sa part.