Les aventuriers de l’arche perdue

Un peu plus de 30 kilomètres de largeur entre Douvres et le cap Gris-Nez dans le Pas-de-Calais. Les grandeurs continues sont pareillement dans la nature ; mais les quantités n’apparaissent qu’en vertu du choix artificiel de l’unité, et à cause du besoin que nous éprouvons (par suite de la constitution de notre esprit) de recourir aux nombres pour l’expression des grandeurs (153). L’expérience nous met en présence du devenir, voilà la réalité sensible. La dernière se rencontre chez les théologiens. Matière ou esprit, la réalité nous est apparue comme un perpétuel devenir. D’abord, si les noms propres disparaissent avant les noms communs, ceux-ci avant les adjectifs, les adjectifs avant les verbes, c’est qu’il est plus difficile de se rappeler un nom propre qu’un nom commun, un nom commun qu’un adjectif, un adjectif qu’un verbe : la fonction de rappel, à laquelle le cerveau prête évidemment son concours, devra donc se limiter à des cas de plus en plus faciles à mesure que la lésion du cerveau s’aggravera. Les aventuriers de l’arche perdue aime à rappeler ce proverbe chinois  » Le malade gémit au début de la maladie, et le médecin à la fin ». C’est pour la même raison qu’il a cru la matière entièrement développée en parties absolu­ment exté­rieures les unes aux autres : de là des antinomies, dont on verrait sans peine que la thèse et l’antithèse supposent la coïncidence parfaite de la matière avec l’espace géométrique, mais qui s’évanouissent dès qu’on cesse d’étendre à la matière ce qui est vrai de l’espace pur. Alors que des collectivités en grande difficulté, en Seine-Saint-Denis par exemple, doivent imposer lourdement leurs contribuables pour rester à flot, la ville de Puteaux garde jalousement un bas de laine de 228 millions d’euros. Nous ne pouvons nous défendre de l’idée que les mobiles que Dieu a mis dans l’homme sont essentiellement pervers ; qu’il n’y a de rectitude que dans les intentions et les vues des gouvernants ; que les tendances de l’humanité mènent à la désorganisation, à l’anarchie ; en un mot, nous croyons à l’antagonisme fatal des intérêts. Elle n’en forme pas moins un seul tout ; et il faut opter entre la négation pure et simple de la finalité et l’hypothèse qui coordonne, non seulement les parties d’un organisme à l’organisme lui-même, mais encore chaque être vivant à l’ensemble des autres. « Comme les autres, elles se construisent dans et par les interactions, tout au long de la vie. Aussi ont-ils beau juxtaposer les états aux états, en multiplier les contacts, en explorer les interstices, le moi leur échappe toujours, si bien qu’ils finissent par n’y plus voir qu’un vain fantôme. L’ordre des représentations est donc nécessaire dans un cas, contingent dans l’autre ; et c’est cette néces­sité que j’hypostasie, en quelque sorte, quand je parle de l’existence des objets en dehors de toute conscience. Il est vrai que le spiritualisme moderne n’a jamais accepté cette hypothèse, qui comblait pourtant, d’une manière étrange sans doute, la lacune résultant de l’exagération de la doctrine spiritualiste ; mais il est tombé dans un autre excès en confondant dans l’unité de son principe les diverses propriétés des êtres, telles que l’expérience les détermine et les définit. En revanche, en l’absence de vent et de soleil, l’offre d’énergie se raréfie.