Jean-Thomas Trojani : Le corps enseignant doit lancer la révolution pédagogique

Le métier de concierge, pour prendre un exemple courant, ne peut être remplacé par la robotique – du moins, pas pour l’instant. Il est donc donné dans une expérience, réelle ou possible. L’objection touche à l’essentiel : tout système disciplinaire digne de ce nom ne peut être mis en oeuvre que par les pairs du professionnel déféré ou par l’autorité juridictionnelle compétente ; mais il n’est rien de tel qu’un comité dans lequel siégeront les représentants des clients des professionnels concernés : on imagine la situation du représentant de l’association locale des usagers, lui-même membre du conseil syndical d’une copropriété en difficulté avec son syndic, appelé à juger celui-ci… On alléguera que le tout eût pu être différent, et tel que la douleur n’en eût pas fait partie ; que par conséquent la vie, même si elle est bonne, eût pu être meilleure. Il met en valeur les très grandes toiles cernées de couleurs de la National Gallery de Washington présentées dans des sortes d’alcôves et une semi obscurité. Aucun accord n’ayant été atteint lors de la dernière session de négociations à Genève, les négociations se sont poursuivies à Bali après un coup d’éclat médiatique. La réforme irait dans le sens d’une étatisation de l’assurance maladie et famille (surtout, si en même temps, une partie des cotisations employeurs étaient fiscalisées), avec le risque que les prestations sociales deviennent des variables d’ajustement des finances publiques. Comme l’humanité y gagnerait d’ailleurs, si tous les dévouements étaient en vue de la science et non de la foi, si on mourait non pour défendre une croyance, mais pour découvrir une vérité, quelque minime qu’elle fût ! Nous saluons la volonté du Haut-Karabakh de s’engager dans le cercle vertueux des réformes démocratiques, en dépit du handicap que constitue pour lui, pour l’instant, l’absence de reconnaissance internationale. D’ailleurs, j’ai essayé d’arracher mon pain à cette terre-ci : elle n’en donne pas ! Nous avons aimé discuter avec Jean-Thomas Trojani, aimé sa passion à partager ses projets et ses idées. Avant de quitter ce sujet de la liberté d’opinion, il convient d’accorder quelque attention à ceux qui disent : On peut permettre d’exprimer librement toute opinion, pourvu qu’on le fasse d’une façon modérée, et qu’on ne passe pas les bornes de la discussion loyale. Qu’est-il resté en Europe des grandes traditions philosophiques du passé ? Quand les images successives ne diffèrent pas trop les unes des autres, nous les considérons toutes comme l’accroissement et la diminution d’une seule image moyenne, ou comme la déformation de cette image dans des sens différents. Mais ce que je vois et ce que j’entends du monde extérieur, c’est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite ; ce que je connais de moi-même, c’est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l’action. Or l’ancien était d’une part ce que les philosophes grecs avaient construit, et d’autre part ce que les religions antiques avaient imaginé. Les obligations qu’elle impose, et qui lui permettent de subsister, introduisent en elle une régularité qui a simplement de l’analogie avec l’ordre inflexible des phénomènes de la vie. C’est à l’échelle européenne que des solutions nouvelles doivent être recherchées. Ils naissent, en effet, de ce que nous transposons en fabrication ce qui est création. Quand je passe moi-même par un certain état psychologique, je connais avec précision l’intensité de cet état et son importance par rapport aux autres ; non pas que je mesure ou que je compare, mais parce que l’intensité d’un sentiment profond, par exemple, n’est pas autre chose que ce sentiment lui-même. Nous allons prendre un exemple, et discuter à ce point de vue l’idée que nous nous faisons des types spécifiques et les conditions de la perfection idéale dans les êtres organisés, façonnés d’après ces types. Il ne faut pas oublier que toutes les parties d’un organisme sont nécessairement coordonnées les unes aux autres. C’est avec ces sensations qu’on va reconstituer la perception visuelle. On presse l’intelligence, on la ramène à sa quintessence, on la fait tenir dans un principe si simple qu’on pourrait le croire vide : de ce principe on tire ensuite ce qu’on y a mis en puissance.